Dernières nouvelles de la science Attention virus ! Petit fasciste deviendra grand

LE DEBAT AURA BIEN LIEU !

 

 

Chers Françaises et Français, nous savons à quel point vous avez été frustrés de ne pas avoir le débat que vous attendiez tant... Mais rassurez-vous : grâce à notre verve incomparable, nous avons réussi à convaincre les deux candidats de se rencontrer pour un entretien virtuel, que nous vous livrons en exclusivité mondiale ! Voici le grand débat entre Jacques et Jean-Marie !

 

Voilà, et bien nous pouvons commencer ce grand débat du deuxième tour, que tous les Français attendent avec impatience. Toutefois, avant de se lancer, je me permettrais de préciser quelques règles simples, qui permettront d'assurer la convivialité de l'entretien : pas de coup bas, et un temps de parole équitable entre chacun d'entre vous. Sommes-nous d'accord ?
Oui, bien évidemment. Faisons en sorte que ce débat soit digne et fidèle à la tradition républicaine.
Tout à fait. D'ailleurs, ce n'était pas du tout mon attention de provoquer M. Chirac en l'attaquant sur les nombreuses affaires scabreuses dans lesquelles il est impliqué. Cela aurait été déloyal. Et puis, de toute les façons, les Français savent déjà à quoi s'en tenir sur ce point...
Quoi ! Ce genre de coup bas est tout à fait typique de vos procédés indignes, M. Le Pen ! Je me suis déjà exprimé longuement auprès des Français sur cette question, et je ne compte pas revenir dessus. D'ailleurs, cela n'intéresse personne : ce que la France veut savoir aujourd'hui, c'est plutôt sur quel programme vous comptez vous faire élire, vous qui avez basé toute votre carrière sur la calomnie et le refus des valeurs républicaines !
Heu, Messieurs, je crois que...
Les valeurs républicaines ! Et bien parlons-en, des valeurs républicaines ! Je me bats depuis plus de trente ans pour le respect des vraies valeurs de la France ! Les Français, d'ailleurs, le savent bien : c'est pour cela qu'ils m'ont plébiscité comme ils l'ont fait. Ils ont compris que la classe politique actuelle était corrompue, et que la voie du vrai changement passait par moi !
Ha non, là vous exag...

Jean-Marie : Ne m'interrompez pas ! Les Français le savent très bien : la classe politique dirigeante ne défend plus les intérêts du peuple, car elle est devenue la servante de la mondialisation. Les affaires sordides dans lesquelles M. Chirac est trempé en sont d'ailleurs la preuve éclatante : l'argent gouverne tout, et plus personne ne veut prendre la responsabilité de changer la situation ! Alors, M. Chirac, qu'avez-vous à répondre ?
Jacques : Heu, je.. Hm, il faut que j'aille me gratter le lobe inférieur de oreille droite de toute urgence.
* SCHPOOOOF ! *
SUPERMENTEUR : HA-HAAAAAA ! Je vous arrête tout de suite, Monsieur Le Pen ! Monsieur Chirac n'est en rien responsable des méfaits dont vous l'accusez injustement et sans la moindre preuve. D'ailleurs, même s'il se révélait être coupable, c'est avant tout par omission. M. Chirac a en effet omis d'être ailleurs que les endroits où il s'est trouvé quand il ne fallait pas. C'est donc moins grave que si cela avait été volontaire. Laissons donc la justice faire son travail.

Et quand à vos accusations sur la corruption de la classe politique, permettez-moi de vous demander devant QUI vous voulez vous faire passez pour un saint qui se préoccupe de la défense des opprimés. A combien de millions s'évalue votre fortune personnelle, déjà ?
PPDA : Monsieur Le Pen ?
C'est-à-dire que... Enfin je... Il semblerait que j'aie une écharde plantée dans la fesse gauche. Je reviens tout de suite après l'avoir enlevée.
POOOOOF !
SUPERFACHO : Vous disiez, Monsieur ? Comment vous permettez vous de m'accusez ! Quand on est président, on évite de se traîner avec une ribambelle de casseroles longue comme la Seine, c'est du plus mauvais goût. Cela fait plus de trente ans que j'attends ce moment, et je ne laisserai personne m'empêcher de prendre le pouvoir. La France est A MOI !
BANG !
Non, Superfacho, je t'en empêcherai !
Bah, mais qui vous êtes, vous ?
Je suis SUPERPROLO, et je suis révoltée d'entendre cet horrible personnage s'approprier le discours du bon droit. Il prétend défendre les petites gens, alors que tout le monde sait très bien que tout ce qui l'intéresse, c'est le pouvoir ! Un tel cynisme, c'est une honte !
TA-TAAAAAAAA !
Oui, c'est scandaleux, et il faut faire quelque chose !
Ben et vous, vous êtes qui alors ? ? Je m'y perds complètement !
Je suis Super Socialo, et moi aussi, je viens me battre contre SuperFacho !
SUPERVIEUX : Oui, il faut l'arrêter !
Houlà ! Et vous, vous êtes qui alors ? ? ?
SUPERVIEUX : Moi, je suis... je suis, heuuu, je ne me souviens plus, j'ai un trou de mémoire. Mais je me souviens que j'étais venu dire de ne pas voter pour Superfacho, c'est ça...
Oui, exactement, il ne faut pas voter pour lui !
Bon sang, encore un ! Et vous êtes qui, vous ? ?
NAIN DE JARDIN : Moi, je suis Super Coco !
C'est drôle, mais vous ressemblez plutôt à un nain de jardin... Attendez voir... Mais oui, je vous reconnais : vous êtes Robert Hue !
Oui, bon, je l'avoue, c'est moi. mais c'était juste pour participer, quoi...
Ah, je vois que la coalition trotskyste ne recule devant rien pour m'atteindre ! Venez, je vous attends ! !
STOP !
Mais enfin c'est pas vrai ! Qui c'est encore ? ?
Hello les fans, c'est Jean-Claude Vandamme, YEAH ! (grand écart)
Mais... mais, qu'est-ce que vous faites là ? ?
J'étais justement de passage à Paris, et j'ai appris ce qui c'était passé pendant les élections. Et donc, je suis venu vous dire à tous une chose hyper importante :
Voter Le Pen, c'est pas une attitude aware.
Bon, moi, je ne me mêle pas de politique, parce que moi, tu vois, je suis un acteur à la base, mais il y a des trucs qu'on ne peut pas laisser passer, tu vois. C'est parce que les gens aware, ils votent pas pour les fascistes
Heu, oui mais c'est-à-dire que là heu...
Je suis tout à fait d'accord avec ce Monsieur ! Qu'est-ce que vous faites bien le grand écart, dites donc ! !
C'est parce que je mange beaucoup de légumes ! Bon, enfin voilà, j'espère que le message que je voulais faire passer a bien été perçu cérébralement par le mental des téléspectateurs : voter pour l'extrême-droite, c'est PAS une attitude AWARE, ok ?
Oui, je crois que j'ai besoin d'une aspirine... Bon, quelqu'un a quelque chose à rajouter ?
LARA FABIAN: oui, moi ! je voulais dire aux gens qu'en fait, ce qu'il leur faut, ce n'est pas de la peur et de la haine, mais c'est de l'amour ! Donc, ce que je voulais te dire, cher téléspectateur, c'est que...
JE T'AIIIIIIIIIIIIIIME ! ! !

(la moitié des vitres du studio explosent)

Bon, j'ai compris : finalement, on a bien fait de ne pas le faire, ce fichu débat...

 

retour à la page d'accueil